Bruxelles, mardi 8 novembre 2011, les pays de l’Union Européenne ont dépêché leurs ministres des finances en commando-sauvetage pour tenter de réanimer une monnaie en phase terminale. De nombreux espoirs reposent alors sur un personnage brillant, que le journal britannique Financial Times a désigné comme le berger d’une Europe égarée, le plaçant en tête de son classement annuel des ministres trésoriers du continent. La lumière viendra de lui … herr Anders Borg.





Attendu comme le messie, le ministre suédois n’a pourtant, au premier abord, rien de la prétendue rigueur glaciale scandinave. Celui qui tient les finances de la Suède d’une main de fer arbore fièrement deux signes distinctifs généralement adoptés par tout bon taï-chiste occidental qui se respecte : une queue de cheval et une boucle d’oreille. Un peu comme si ce pays diaboliquement parfait avait confié les clefs de son économie à un métalleux.


Cette association, pour le moins culottée, aurait pu faire l’objet de moqueries, mais elle semble tellement naturelle qu’elle donne à Borg l’envergure d’un mec qu’il serait inopportun de faire chier, capable en l’espace d’un centième de seconde de vous briser l’avant-bras parce que vous avez posé votre main moite sur son épaule. Un mec avenant mais qui n’hésite pas à éliminer les êtres vivants qu’il juge encombrants.


Les cheveux vigoureusement tirés en arrière, l’élastique solidement noué, et l’anneau épinglé au lobe, Anders « Vincent Vega » Borg est le genre de type zen. Un tueur à gage de la politique, qui aime le travail propre, sans fioritures, sorte de personnification du mot « efficacité ». N’ayez crainte, chers cousins européens, le bébé a été confié à papa Anders, l’homme qui fait des prises de soumission aux indicateurs macro-économiques. 


Bruxelles, November the 8th, European Union’s members asked to their ministers of Finance to resuscitate a moribund currency. All the hopes are placed in a brillant man, described by the Financial Times as « the shepherd of a stray Europe ». The light shall come from him … herr Anders Borg.


Just at the opposite of swede’s coldness clichés, the minister proudly wears two attributes usually worn by californian taï-chi students : a catogan and an earring. This combo could be the target of many mockeries, but it could be a lethal mistake. Anders « Vincent Vega » Borg is this kind of a guy who can break your forearm in half a second if your moist hand approaches too close to his shoulder. He is a political hitman, and he likes the work to be done clean. So don’t worry, dear European cousins, the baby is now under Anders’ watch – keep in mind that he is able to do catch-submissions to the economics indicators.



   

 Le calme avant la tempête …


GM