De la Funk, du cheveu densément frisé, des vêtements serrés, aux extrémités amples, une gent féminine peu farouche, un blase qui sent bon le cocktail pimenté, des dégaines à faire pâlir Don Cornelius, de la castagne, une histoire de poison réducteur de verge et d’orphelins camés… Voilà grosso modo le décor, véritable pied de nez à Shaft et à la blaxploitation, dans lequel Black Dynamite tient à faire régner l’ordre, et accessoirement à venger la mort de son frère.



Ne vous fiez pas aux apparences, ce beau bébé n’a jamais été barman sur un bateau de croisière. À l’instar d’Isaac Washington, cet afro-américain en pleine force de l’âge a roulé sa bosse pendant les 70’s, à la différence près qu’il a le bagage musculaire pour vous flanquer une bonne branlée. Ce constat s’avère même un tantinet faible. En fait, c’est un peu comme si le bassiste de Kool and the Gang pouvait mettre la misère à une armée de maîtres Shaolin. Pour dire, on n’avait pas vu un renoi aussi balèze en arts martiaux depuis Curtis Malabar Jackson dans American Warrior.


Cet ancien agent de la CIA, interprété par Michael Jai White, a tourné les talons au gouvernement américain pour devenir redresseur de torts en free lance. Une émancipation qui trouve sûrement sa source dans sa volonté irrépressible de distribuer des coups de savates en toute impunité, choper tout ce qui a un décolleté généreux, et se fringuer comme il l’entend.



Le Black Power jusque dans ses sapes, notre justicier moustachu arbore fièrement un trois quart cuir noir dans lequel il peut facilement planquer ses armes contondantes et son 44 magnum. Dessous se cache un ensemble léger en polyamide, avec un polo très largement echancré et un pantalon souple, pour qu’il puisse mener à bien son action punitive à grand renfort de high-kicks et de mawashi-geri sans jamais craquer l’entre-jambes.



Pour le bouquet final, Black Dynamite a troqué sa panoplie dark pour ce costume Pierre Cardin turquoise à strass, ces bottines alligator, et cette chemise col pelle à tarte blanche ouverte jusqu’au nombril. Il a endossé sa tenue la plus saillante pour se bastonner au nunchaku avec le boss de fin, le président des États-Unis, cerveau derrière cette sombre histoire d’alcool frelaté visant à réduire la virilité de la communauté noire. Autant vous dire que la montagne de muscles lui a bien latté la gueule.




Funk music, big curly hair, tight clothes with large sleeves, minx ladies, a nickname that sounds like a spicy cocktail, disco odd appearances, scrap, a dick-reducer poison storyline and a plot involving drug-addicted orphans... That’s the set where Black Dynamite maintains law and order, trying to avenge his brother’s death.


Appareances are deceptive, so stay alert. This bouncing baby has nothing to do with a bartender on a cruise ship. Ok, like Isaac Washington, this afro-american hero sailed the seven seas in the 70’s, but hey, this one guy can beat the shit out of everyone, even an army of Shaolin monks.


This former CIA agent, played by Michael Jai White, turned on his back and walked away from american government to become a freelance righter of wrongs. He probably found emancipation in his will to fight the entire world, as in a lust to cruise all plunging necklines, and to dress the way he wants.


Our mustached avenger proundly sports Black Power in his clothes. A large leather coat to hide his blunt weapons and his 44 magnum, a polyamid polo shirt and pants allowing him to throw some high kicks and mawashi-geris at ease.


Now the crowning piece – Black Dynamite swapped his dark outfit for this Pierre Cardin’s turquoise suit, a pair of alligator ankle boots, and this deep v-neck shirt. He put on his most luminous clothes to nunchaku-fight the big boss aka the president of United States the one who hatched up this scheme. And you guessed it right, he kicked his ass.


GM