Quelques jours après le sacre de Lebron James et Dwayne Wade du Heat de Miami, contre les chiens fous d’Oklahoma City, Kevin Durant et Russell Westbrook en tête, on revient en images sur l’autre match qui s’est joué en coulisses durant ces 5 derniers matches. Celui de la sape.

Tout au long de la saison, certains joueurs s’illustrent avant et après les matches par leurs mises  vestimentaires (Brandon JenningsKobe …). Et ce, depuis belle lurette, à l’instar de cette grande gigue de Walt “Clyde” Frazier qui se baladait après les matchs en chapeaux à larges bords et en costumes impeccables, et à qui l’on doit la fameuse paire de Puma. L’affiche inédite de ces Finales NBA a donc permis la réunion d’un quatuor de joueurs aux styles bien particuliers.


WESTBROOK L’HYPERACTIF


Chaque soir de match, Westbrook claque au moins un dunk venu d’ailleurs et une tenue remarquée en dehors du terrain (comme , ou ). Le garnement connait ses classiques, et pioche ses tee-shirts ou chemises chez Comme des garçons, Watanabe, Lacoste Live. Il se plait à les assortir de paires de lunettes dont les verres sont assez régulièrement absents. Le résultat est une dégaine à mi-chemin entre Steve Urkel et un champignon atomique, qui dynamite les conférences de presse et contribue à le hisser en tête des joueurs les mieux sapés de la NBA (coucou Tony).








DURANT L’AUTISTE

Malgré cette finale perdue, Kevin Durant, à seulement 23 ans, a enfilé les paniers dans les moments chauds, montrant qu’il était relativement imperméable à la pression. Et si ce que tout le monde met sur le compte de nerfs d’acier relevait en fait d’une forme d’autisme. Un genre de syndrome d’Asperger, la maladresse en moins. À le voir garder son sac à dos pour répondre aux journalistes en conférence de presse, il y a de quoi se poser sérieusement la question.









WADE LE SOCIOPATHE

D-Wade a démontré par le passé son aptitude à faire fi des considérations sociales habituellement liées aux vêtements (pantalon rose et moulant + sneakers = mauvaise idée). A 30 ans, il aime faire le spectacle une fois le match terminé. Mais il est surtout à l’origine du climax stylistique des Finales, au soir de la 3ème victoire d’affilée du Heat à la maison. Avec cette paire de lunettes inspirée des plus belles années de Miami Vice, tous clips relevés, arriver à répondre le plus sérieusement du monde au journalistes a fait son petit effet. Comme un signe à la veille du dernier match, Wade a bien souligné que si c’était la dernière fois de la saison qu’il devait apparaitre bien sapé en conf’de presse (soir de victoire = tee-shirt de titre et caquette), autant qu’on s’en rappelle longtemps. Gagné.







JAMES LE SCHIZOPHRENE

Un tourbillon de mecs qui le détestent. Voilà très exactement ce qu’a traversé Lebron James ces dernières années. S’il l’a bien cherché parfois avec des comportements limites et une belle mise en scène de sa vie, la tendance devenait un peu trop systématique ces derniers temps. Le “chosen one” y a répondu avec fermeté en jouant le meilleur basket de sa carrière sur le terrain et en la mettant en sourdine en dehors. Côté sape en revanche, c’est plus flou : sans lien aucun avec l’issue de la rencontre, un soir c’est en complet avec pochette qu’il se point en conf’, un autre il y déboule avec un combo inconnu de mémoire d’homme, un polo sur une chemise. Depuis, il a repris du poil de la bête, et crâne en boite en marcel bariolé et casquette portée comme un ado.










RILEY LE DOC

Impossible enfin de parler de style et de Miami, sans s’arrêter sur le cas de celui a érigé la coupe plaquée en art de vivre. Pat en impose dans les costards taillés par son grand pote Giorgio Armani, pour qui il a même défilé. Non content d’incarner la classe dans les tribunes et d’inspirer à Kurt Russel un personnage, l’ancien joueur des Lakers devenu coach puis General Manager de Miami a touché l’or du trophée NBA deux fois ces six dernières années.











En conclusion, même si OKC, dans la foulée de Russell et de ses chemises, est un sérieux candidat à la Mondialette du style, c’est Miami, bien aidé par son leader D-Wade et son GM – le mieux sapé du sport américain-, qui l’emporte sur ce terrain là aussi.



Few days after James and Wade won against the furious dogs from OKC led by Durant and Westbrook, let’s have a look on the other battle that went on the fields during these 5 games – the clothes’ one. All along regular season, players like to show off before and after the games using the way they dress (Brandon Jennings, Kobe, …). That’s an habit we used to see from seasons to seasons. Take gangly Walt « Clyde » Frazier (the guy the famous pair of Puma was named after), and how he used to take advantage of his large-edged hats and sharp suits. Heat-OKC going together to the NBA finals was a premiere and it led 4 players to express their own definition of style and whatnots.


WESTBROOK THE HYPERACTIVE


Every game night, RW commits at least one outstanding dunk and wears one tremendous outfit outside the court. This rascal knows fro sure what he’s doing, and picks his shirts or tees at Comme des Garçons, Watanabe or Lacoste Live. He likes to match them with some nerdy pairs of glasses. The result is a very odd outlook halfway through Steve Urkel  and an atomic explosion. Of course press conferences aren’t the same anymore and he actually became a member of the NBA-eccentric Hall of Fame.

DURANT THE AUTIST


Even if he lost at the end, KD – only 23 years old – didnt crack in the clutch moments, and showed an amazing resistance to the pressure. What if what everybody is according to describe as a cold-blood attitude was more like a light type of autism, apart clumsiness. Honestly, when you catch him answering to the journalists with his backpack on every game night, you have the right to call autism.


WADE THE SOCIOPATH


D-Wade already showed his aptitudes to avoid every logical sense when it comes to make a public apparition (seriously, pink tight pants and big sneakers ?). At 30, he likes to keep on showing off outside the court once the game is over. Above all, he is the one to praise for the Finals climax of style, this night of the 3rd in a row win at Miami. Answering to the journalists with this pair of glasses the good old Miami Vice way, with clips-on all up, made quite a sensation. It was like an historical fact Wade spoke out that day : « If it’s the last time of the season I have to be well dressed for the press call, let it be unforgettable ». Job is done, Sir.


LEBRON JAMES THE SCHIZOPHRENIC


A tornado of haters, that’s what Lebron James went trough these last couples of years. Ok, his show-off behaviors and the phony way to comment his own career choices, make you feel like he deserved it, but the « chosen one » achieved to answer these critics with authority by playing the best season of his career and by making himself quite discrete off the court. About clothes, it was much more of a blurred question. One night he came with a suit and a big pocket, the other he showed up with an unseen combo: a polo shirt ON a shirt, yes.


PAT RILEY, THE DOC’


How to speak about style and Miami and forgive to mention the man who turned the slick-haircut into a genuine way of life in the NBA world. Most of the time, Pat Riley wears Giorgio Armani tailored suite – They are close friends and he even took part in one of Giorgo’s fashion show. All these years he spent on the Lakers, Knicks or Miami benches, he imposed his blueprint to the league and it has surely to deal with nothing but class. Kurt Russel even admitted he took inspiration from him for a role he had to play in Tequila Sunrise.


To conclude, if OKC is a promising contender on the field of style and it’s a lot due to Westbrook’s taste in shirts, Miami with its almost-veteran player D-Wade and the best-dressed coach ever , may win that trophy too.




GD