Goodluck Jonathan, ou le chef d’Etat avec le prénom le plus rafraichissant de la planète, dirige le pays le plus peuplé d’Afrique : le Nigéria. Ce discret professeur de zoologie, spécialiste des questions environnementales, a été élu vice-Président aux côtés de son compère Umaru Yar’Adua (Président) en 2007. C’est à reculons qu’il accepte de devenir le Président par intérim à la mort de Yar’Adua en mai 2010. Il a du finir par y prendre goût, puisqu’il s’est présenté à la présidentielle d’avril 2011, et l’a emportée haut la main.

Si ce dernier se distingue de la plupart de ses homologues, nationaux ou internationaux, c’est en partie pour son caractère emprunté, mais aussi et surtout pour ses gouts vestimentaires.
Goodluck ne sort jamais sans son boubou trois-quart ajusté chic de chez chic, toujours agrémenté d’une chainette et de boutons de manchette du plus bel effet.


Mais ce qui rend le Président nigérian reconnaissable entre mille, c’est cet accessoire dont il ne se départit jamais : son stetson. Inattendu, le couvre-chef est souvent noir, parfois marron, et à l’origine du surnom de Goodluck Jonathan, « l’homme au stetson ».


C’est donc paré d’un habit traditionnel africain et arborant un classique de l’accessoire américain que le Président nigérian s’en va défendre fièrement les intérêts de son pays dans le concert des nations. Le choix de cet accessoire absolu, ainsi que des chainettes, saupoudrent d’un soupçon d’excentricité ses tenues qui, bien que traditionnelles, sont souvent très sobres et élégantes.


Un savant équilibre en somme, qui lui permet d’intégrer directement le cercle très fermé des dirigeants politiques les mieux sapés du monde.


L’honorable docteur ès style donne une conférence à l’ONU



 Sepp Blatter, le Président de la Fifa, semble réaliser combien il va paraitre fade et triste sur la photo à côte de la fraicheur incarnée


- « Hein qu’il est beau mon Goodluck ? » – « Ma qué, si ! Viens la que je t’embrasse ! » (Bonne ambiance au G8)



Vous l’aurez compris, Goodluck n’a pas prévu de se séparer de son chapeau, pas même le jour de son investiture.


- « Vous avez chaud les gars ? Moi ca va mon boubou laisse la brise me caresser l’échine… »