Pour ceux qui auraient passé les 13 dernières années dans un bunker, on doit vous informer qu’entretemps Hugo Chavez est devenu président du Venezuela. Ce bouillant militaire a pris la tête dès 1983 d’une révolution socialiste de très mauvais aloi dans ce pays pétrolier acquis aux intérêts américains. Après deux putschs manqués et quelques années passées à l’ombre, « sa » révolution bolivarienne lui permet enfin d’accéder en 1998, par les urnes cette fois, à la présidence.


C’est un personnage haut en couleur qui, dès lors, prend les rennes du pays. Adepte, comme son ami Fidel Castro, des discours fleuves, il s’est arrogé une émission hebdomadaire en direct, Aló Presidente, sur la première chaine nationale. Tous les dimanches, pendant plusieurs heures, il déverse des torrents de populisme et administre ses messages avec un sourire carnassier. Dans une prose enlevée, il multiplie les tirades anti-impérialistes, suscitant l’ire des trois derniers pensionnaires de la Maison Blanche. Le patronat en prend aussi régulièrement pour son grade. Comme ce 7 avril 2002 où Chavez, sifflet en bouche et en direct dans son émission, met à la porte une vingtaine de dirigeants de compagnies nationales. Il n’hésite pas non plus à réprimer violemment les mouvements de contestation, à museler la presse quand elle use un peu trop de sa liberté d’expression et à amender la Constitution à sa convenance. Sur le plan international, il envoie bouler à peu près tout le monde, est en business avec Ahmadinejad, soutient Kadhafi quand l’Otan s’y attaque en mars 2011, et fait du Venezuela un foyer de résistance à l’Occident, en particulier aux États-Unis.//Bref, un client.//La« méthode Chavez » repose en grande partie sur le culte de la personnalité, et l’apparence de l’intéressé est évidemment centrale. Si on devait ne retenir qu’une chose, ce serait le rouge. C’est avant tout l’emblème absolu de la révolution bolivarienne, mais aussi l’une des trois couleurs du drapeau vénézuélien.


Meneur de la révolution bolivarienne, on vous dit.

If you spent last 13 years into a bunker, we have to inform you that Venezuela is now led by President Chavez. This boiling military took the lead in 1983 of a socialist revolution, theorically a very bad idea in this oil-producing and american friendly country. Two failed takeovers and few years in jail later, « his » Bolivarian revolution allows him to become the -elected- Venezuela’s President.

This colourful character shares with his friend Fidel Castro a boundless love for the interminable speeches. Each sunday, he delivers his messages in TV live show, Aló Presidente. He takes advantage of the time by pouring out streams of anti-imperialism which irritates the three last residents of the White House. Employers are his second favorite target after America. Like in 2002, when Chavez fired twenty bosses of national companies on a special edition of his show. He doesn’t hesitate either to violently repress peoples’ contestation, to gag on the press, and to amend the Constitution as his convenience. On international scale, he regularly sends everybody packing, is in affair with Ahmadinejad, supports Kadhafi against NATO’s decision, and makes of his country a pocket of resistance to Occident and America. In short, he is a CLIENT. Chavez’ way of being the first citizen of his country clearly leans on cult of personality, and appearance is everything but innocent. The main thing to notice is the red. Icon of Bolivarian revolution and one of the three colors of the Venezuelan’ flag. 

Son interlocuteur vient de lui annoncer que son modèle dans la vie était Oprah Winfrey.

 

Pierre Rosenberg et Christophe Barbier n’ont qu’à bien se tenir.


La laine des costumes, habituellement prisée par les chefs d’Etat, est le plus souvent laissée au placard au profit de matières plus pratiques et solides. Sa pièce fétiche est sans conteste une chemise, rouge évidemment, unie à double poche.


A la tribune, Chavez mouille le maillot.


Suits’ whool is rarely used by Chavez. He prefers more solid and practical fabrics. His favorite piece is a double-pocked red shirt.


Gare à celui qui ose dire que c’est un VTT de femme. (A noter : les cornes pour aider dans les côtes).


Des fois qu’il y ait un doute, le président prône le « oui » au référendum l’autorisant à se représenter autant de fois qu’il le veut.


Avec le lieutenant-colonel Chavez, le militaire n’est jamais bien loin, et cela se traduit forcément dans ses tenues. Il se pare régulièrement de vestes militaires kaki, coiffe à l’envi le béret rouge de l’armée vénézuélienne et ne sort les décorations qu’en de très grandes occasions. Ce penchant pour le vert caca d’oie dans sa forme la plus dépouillée rappelle celui, déjà évoqué dans nos pages, de Kim-Jong-il. Ce qui tombe plutôt bien étant donné que les deux autocrates forment, avec leur compère Mahmoud Ahmadinejad, la triplette du mal pour les puissances occidentales.


 

Hugo Chavez is lieutenant-colonel of Venezuelan’s army, thus he often wears kaki military jackets and the red béret. This love of the kaki green in his simplest form reminds us the Kim-Jong-Il’s one.

 


 

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.


 

Photo de famille sud-américaine.


Volontiers patriote, Hugo aime à marier les trois couleurs de la bannière du pays (rouge, bleu, jaune) lors de ses apparitions publiques. Quand le drapeau n’est pas porté en foulard, il est décliné sur une veste de survêtement que l’intéressé n’hésite pas à arborer en toutes circonstances, y compris officielles. Un amour du survêtement que le président vénézuélien partage d’ailleurs avec son ami Fidel Castro.

 

Quand Hugo rend visite à Juan Manuel (Santos, le président colombien), c’est drapé dans sa veste de survêtement fétiche.

Hugo is a true patriot, and proudly bear as often as possible the three colors of his flag on public apparitions, worn as a scarf, or on a tracksuit jacket. A particularity shared with his dear friend Fidel Castro.

- »C’était qui le manutentionaire à qui j’ai serré la main sur l’estrade ? »- « C’était le Président, Mr Penn ».

 

Oui oui c’est bien une veste Tommy Hilfiger qu’arbore le pire ennemi de l’Amérique.

 

Même en costard, les trois couleurs sont là.

 

Matière, jeu de couleur, col, manches, élastique du haut, coupe du bas… un jogging de haute volée.


Ces dernières semaines, Hugo Chavez se montrait plutôt discret en raison de problèmes de santé. Le diagnostic est tombé à la mi-juin : tumeur cancéreuse dans la zone pelvienne. Le président s’est fait opérer, et a commencé la chimiothérapie à Cuba. Il va mieux et a profité de son séjour dans l’île pour recevoir ses deux copains. D’ailleurs il a promis de se représenter en 2012.
Barack et les autres n’ont qu’à bien se tenir, Hugo is back (soon).


La pétillante Internationale des Boulistes Révolutionnaire.


These last weeks, Hugo Chavez remained discreet because of health issues. Diagnostic felt in june : a malignant tumor in pelvic area. Operation and chimiotherapy took place in Cuba, an occasion for Chavez to chat with old friends. He assured his citizens that he will run for President elections in 2012. Barack and his allies shall watch their backs, Hugo is back (soon).