Un peu comme si les podiums s’étaient transformés en zincs d’un rade poussiéreux, Martine Rose a profité de la semaine de mode masculine londonienne pour payer sa tournée. Hommage à tous les piliers de comptoir bien secs, les fameux « tapis de bar » ont été à l’honneur tout au long de son défilé.



Communément installées aux quatre coins des établissements titulaires des licences 2 à 4 pour éviter que les giclures alcoolisées ne viennent grignoter le mobilier et humidifier les avant-bras des clients fatigués, ces serviettes à l’effigie des grands brasseurs et distilleries de ce bas monde ont connu à cette occasion une seconde vie, loin de la tise. La créatrice britannique en a fait sa matière première afin de confectionner bombers, hoodies, et autres futals. Bariolés comme des hommes-sandwichs à la gloire du houblon, des sous-bocks plein les poches, les mannequins ont passé tous les tests de sobriété avec succès, sans tituber.





It was like the catwalk suddenly turned into a soaked and dusty tavern, Martine Rose took advantage of fashion week to have all the drinks on her. She honored the famous pub’s towels during her show. Usually, these towels are set in pub’s every corners to avoid the furniture from  decaying and to moisten the tired client’s forearms, these towels offered by the biggest broweries were here offered a second life, far away from hangover. The British designer made bombers hoodies and pants from this raw material. All the models passed the sobriety tests, by the way.




GM