C’est assez marrant d’observer comment, pour chaque nouvelle crise financière généralisée, les principaux protagonistes s’empressent de rentrer sagement dans les stéréotypes vestimentaires qui leur sont réservés. Pour cet hiver 2011/2012, c’est aussi prévisible qu’un mauvais trip d’acide : à l’exception des mecs de Suits For Wall Street qui ont décidé de rhabiller les indignés, le camp des protestataires adopte toujours un style créatif mais insipide, souvent hérité de l’ambiance de ces salles d’embarquement pour Goa d’il y a 30 ans, les accessoires déconneurs en option.


Du côté du vestiaire des méchants capitalistes, de ceux qui tiennent encore le haut du pavé en matière de style, c’est «Investment Bankers», la collection Automne/Hiver d’Umit Benan qui régule toutes les spéculations esthétiques. Car on s’enjaille sur les coupes audacieuses du créateur d’origine turque et là, tout s’accélère. C’est le Monde à l’envers. On imagine ces yuppies en costume trois-pièces déferler dans les rues de Wall Street, réajuster avec élégance leurs chemises au col «turndown» alors qu’ils reprennent leurs quartiers. Apparaitrait alors un trader «Benanien», veste croisée deux boutons, qui déposerait d’un air débonnaire son combrie coat sur les épaules d’un altermondialiste fébrile, tout en s’écriant: «Nous sommes prêt pour la révolution du style!».






It’s pretty funny to see that for every major financial crisis, you get the same stereotypical way to approach clothing. Still no surprises for the latest this winter: protesters keep on shining with their creative but tasteless style (Except for these guys from Suits for Wall Street). Definitely something they should have left behind in the waiting rooms, boarding to GOA back in the 70‘s, along with their bad acid trip experiences. Not to mention the use of ironical accessories here and there.

On the badguys’ side, those who make money over principles, stands Umit Benan and «Investment Bankers», his F/W 2011 new collection. The turkish stylist plays bold moves with most of the shapes and from this point, the settings change and the pace goes faster. Everything falls appart. We like to picture these yuppies in full 3 pieces costumes run in waves into Wall Street. Now we are looking at them adjusting their «turndown» collars with elegance as they are taking back the control over their quarters. Then under the spotlights and equipped with a two-buttons crossed jacket, a very «Benanian» trader appears. He gently covers with his combrie coat the shoulders of a weak anti-globalism protester before he fist-yells: «We are ready for the Style Revolution!».


LB